Du Verger Du Pommerot

Du Verger Du Pommerot Petit Epagneul de Münster

Petit Epagneul de Münster

Fin de saison

Actualité publiée le 20/02/2026

Du Verger Du Pommerot - Fin de saison

Encore une saison qui se termine, la neige, le froid intense et la pluie ont perturbé nos sorties en janvier et février.

Malgré une migration plutôt moyenne, le tableau est bon, bien évidemment ce n'est pas une finalité car avant tout, c'est le travail de mes deux chiennes qui prime. Comme par le passé, je vais éviter les chiffres pour ne parler que des moments qui ont marqué cette saison.

La première bécasse est toujours un moment particulier mais cette année il est plus que cela. C'est sous des trombes d'eau qu'Oxya arrête l'oiseau, Utah patronne puis va chercher la bécasse qui est tombée dans des ronciers impénétrables et me la rapporte. Je rentre heureux mais rincé.

Je ne bride jamais mes chiennes et les laisse travailler naturellement. Utha tourne dans une friche depuis quelques minutes, elle est à environ 100 mètres. Lorsque j'arrive à la rejoindre je la vois se bloquer. C'est 2 bécasses qui décollent, je loupe la première et je vois la 2eme piquer, je pense qu'elle est tombée vers des grands arbres. C'est fourré, beaucoup de ronces, je cherche vers les arbres lorsque Oxya arrive avec une bécasse dans la gueule, quelques minutes passent et Utha retrouve la 2eme que j'ai tiré, elle est tombée plus loin que je l'imaginais. Oxya a retrouvé la première tombée je ne sais pas où et Utha la deuxième. C'est un doublé et un super travail des chiennes.

Les 2 chiennes rapprochent dans des épines noires, une bécasse décolle et elle vient se poser à une dizaine de mètres sur un sentier, elle fait la roue pendant une trentaine de secondes puis redécolle, je la regarde partir et disparaître. Un beau moment.

Les deux chiennes ont de l'avance, les bips m'indiquent qu'elles tournent donc rapprochent. Je me hâte aussi vite que mes moyens me le permettent, Oxya se bloque une fraction de seconde devant un arbre couché et recouvert de lierre. La bécasse décolle de l'autre côté, juste un coup de 9 et elle continue. Voilà maintenant un bon quart d'heure que j'ai tiré et parcouru plus de 400 mètres lorsque Oxya arrive avec la bécasse dans la gueule, elle est allée la chercher au diable Vauvert. Je ne peux pas décrire les sentiments qui m'envahissent à ce moment là.

Nous sommes dans une friche, les chiennes travaillent, je sais par expérience que la bécasse est en bordure, il faut que je sorte, les bips sonnent. Lorsque j'arrive il y a une petite fenêtre de tir entre les arbres. Encore un coup de 9 et elle continue, les chiennes la relève mais trop loin puis une seconde fois encore trop loin, là je me dis que c'est perdu. Quelques minutes passent et Oxya et Utha reviennent ensemble, Utha rapporte la bécasse et comme d'habitude elles se mettent assis pour obtenir leur récompense.

Puis pour finir cette bécasse arrêtée en bordure d'un gros paquet d'épines noires qui file sur le pré et continue malgré mes deux coups. Je ne comprends pas, pour un problème de sécurité je ne peux pas la rechercher. Le lendemain matin je retourne et en moins de dix minutes Oxya la retrouve morte, elle était tombée à une certaine de mètres derrière une haie. Voilà pourquoi je tente toujours de relever une bécasse que j'ai tiré.

Et puis il y a tout ces arrêts et les bips qui sonnent de concert et font monter l'adrénaline. Il y a également ces loupés, dont 3 voir 4 me laissent pantois.

Merci Oxya et Utha pour ce que vous m'avez fait vivre

Retour